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Souffrez-vous de nomophobie?
Par Christine Talos. Mis à jour à 10h51

De plus en plus de gens souffrent de cette nouvelle déviance qui provoque attaques de panique, nausées ou tremblements quand le téléphone portable n'est pas à portée de main.
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Près de 66% des personnes interrogées dans le cadre de l'étude souffrirait de nomophobie. Image: AFP

Un sondage Ifop, paru le 20 février, montre également une dépendance, cette fois à Internet, chez nos voisins français. En effet, 73% des personnes interrogées avouent ne plus pouvoir se passer du web au quotidien. A leurs yeux, internet est devenu indispensable pour gérer ses finances et faire des achats en ligne à moindre coût. En outre, les réseaux sociaux sont devenus une priorité dans la vie privée de nombreux internautes. Vous êtes terrifié à l'idée de perdre votre téléphone portable? Vous tremblez d'angoisse quand votre mobile n'est pas à portée de main? Vous vérifiez sans cesse où se trouve votre smartphone? Alors vous souffrez peut-être de nomophobie. Kézaco? C'est une nouvelle déviance qui doit son nom à la contraction de l'anglais «no mobile phone phobia».
Concerné? Rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul. En effet, selon une enquête britannique reprise par le Los Angeles Times et le Telegraph, 66% des personnes interrogées dans un sondage reconnaissaient être nomophobes. Un chiffre en hausse, puisqu'une même étude menée en 2008 montrait que seuls 53% des sondés souffraient de cette addiction.
Car il s'agit d'une véritable addiction qui peut se traduire par des attaques de panique, une respiration courte, des nausées, des tremblements ou un rythme cardiaque accéléré, selon le site
allaboutconselling.com.
A en croire l'étude, reprise également par le site
slate.fr, les femmes se montreraient plus nomophobes (70%) que les hommes (61%). Mais ce sont les 18-24 ans qui seraient les plus sérieusement atteints avec un total de 77% devant les 25-34 ans (68%).
Prendre conscience de sa dépendance au téléphone portable est le premier pas sur le chemin de la guérison, selon le site. Mais parfois, des séances chez le psychiatre s'avèrent indispensables. Ou alors, faites comme les plus atteints des nomophobes pour ne pas suer de malaise: munissez vous d'un deuxième appareil pour le cas où vous égareriez le premier...